INSUFFLER UNE

Insuffler une nouvelle dynamique au partenariat public/privé

En invitant le président de la République à sa deuxième et dernière Assemblée Générale de l’année 2013, le bureau exécutif du patronat gabonais souhaitait, dans la mise en œuvre de la stratégie de développement durable baptisée « Gabon Émergent », insuffler un nouvel élan à une économie gabonaise résolument ouverte et hyper-concurrentielle, et à l’ambitieuse réforme de la relation entre le secteur privé et l’administration publique.

Le 4 novembre 2013, les patrons •. du Gabon, membres de la Confédération Patronale Gabonaise (CPG), étaient face au Président de la République, Ali Bongo Ondimba, pour l’informer de leurs préoccupations majeures et bénéficier de ses orientations et avis sur des questions aussi pertinentes que la réforme de la sécurité sociale, la souplesse et la flexibilité du Code du travail, la compétitivité des entreprises, la lisibilité des réformes fiscales, la gouvernance et la dette de l’Etat. Tous ces sujets ont été abordés en toute sincérité. C’est dire combien la franchise et l’enthousiasme ont été de mise tout au long des fructueux échanges de cette grand-messe de fin d’année du patronat gabonais. Une messe de bon augure pour l’année 2014. L’objectif étant de faire du Gabon, grâce à des entreprises performantes et compétitives, un pays où il fait bon d’investir. En effet, en l’invitant à leur 2e  Assemblée Générale, les grands patrons gabonais ont voulu dire au chef de l’exécutif que la politique économique doit être bâtie dans la confiance et le consensus entre les opérateurs privés et les politiques, l’État ayant un rôle de régulateur, de stratège et de garant du libre jeu de la concurrence. C’est justement le vœu du président de la Confédération Patronale Gabonaise (CPG), M. Oyirna, qui s’est exprimé en ces termes : « La confiance devient, plus que tout, un atout majeur. Les entrepreneurs ont en effet besoin, pour déployer leur esprit pionnier et innovant, leur génie créateur, non seulement de moyens financiers et de ressources humaines, mais de garanties certaines que l’Etat croit en eux et met en œuvre les réformes nécessaires pour créer les structures favorables à une concurrence efficace, garante de la compétitivité de leurs entreprises. » Une manière très subtile d’inciter le Président de la République à améliorer l’environnement des affaires, d’autant que la réalisation du Plan Stratégique « Gabon Émergent» passe inexorablement par la création d’un tissu entrepreneurial solide. Faire respecter les règles du jeu économique Ce que veulent les entrepreneurs gabonais, c’est d’être reconnus, pour leur contribution au développement de l’économie. Les chefs d’entreprises ont souvent le sentiment d’être entravés dans la mise en œuvre de leurs projets. « Il faut le dire, M le Président de la République, nos entreprises ont parfois le sentiment d’être freinées dans leur développement par des démarches administratives lentes et trop lourdes, quand ce ne sont pas les contrôles fiscaux entre autres qui paralysent leurs actions », affirme M. Henri-Claude Oyima. Il appartient donc à l’Etat de créer cette confiance et de jouer ce rôle d’éclaireur de l’avenir, en exprimant ses priorités, et en indiquant les moyens qu’il y consacre. Au-delà donc de la confiance, les grands patrons ont aussi besoin de visibilité sur la profondeur de l’action publique essentielle aux entreprises. Car, il n ‘y aura pas de réel décollage sans amélioration de la productivité et des transfert de connaissance. Or, les chefs d’entreprise, toujours à la recherche de marchés et donc de progrès, en sont les acteurs privilégiés. Pas d’emplois formels et solides sans un secteur privé en bonne santé, car 90 des nouveaux emplois créés dans les pays en développement le sont par les entreprises ayant pignon sur rue. Ce sont en effet les entreprises qui, au travers d’une chaîne de valeur, créent de la richesse et de l’emploi. Et ce sont encore elles qui structurent la vie sociale. Pas de services essentiels et pas d’infrastructures sans la contribution du secteur privé dans les transports, les télécoms, l’eau ou l’électricité. Pas de nourriture san le entreprises qui font la chaîne depui le champ jusqu’à l’étalage pour nourrir les citadins.

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